Les collégiens de Montrésor ont eu l’occasion de réaliser un voyage immersif en Andalousie pendant plus d’une semaine en novembre.
Un axe phare du projet TERRECOLE est de favoriser la mobilité extra régionale des élèves pour vivre des expériences immersives en lien avec les objectifs de développement du parcours des élèves. Le travail engagé par l’équipe pédagogique du collège de Montrésor dans le cadre du programme Erasmus + s’inscrit dans cette dynamique.
Valentin Juignet, professeur espagnol au collège de Montrésor, était à l’initiative de ce voyage. Il nous explique la préparation du voyage pendant près de 2 ans, ainsi que l’expérience unique vécue par les élèves en Andalousie.
Monsieur Juignet, pouvez-vous nous dire comment s’est préparé ce voyage immersif en Andalousie ?
Valentin Juignet : Le projet a commencé il y a près de deux ans lorsque les élèves étaient alors en quatrième. Il y a d’abord eu des échanges virtuels avec les correspondants espagnols sous la forme du jeu Qui est-ce ? L’objectif était que les élèves français et espagnols se décrivent physiquement à l’écrit, pour ensuite deviner qui était qui. Il y a également eu une vidéo de présentation de chaque collège envoyée par élèves français et espagnols pour pratiquer la langue.
Pour le financement du projet, nous sommes passés par Erasmus +. Ce programme est conditionné et doit permettre la collaboration entre les élèves de chaque pays. De mon côté, j’ai réalisé 7 journées de formation à Orléans pour monter le projet.
Il faut noter que le voyage a été organisé et encadré avec trois autres collègues enseignants : Chloé Thibaudeau (professeure d'Histoire), Mathilde Savin (professeure de SVT) et Aurélie Martin (professeure de Physique-Chimie)
Plusieurs disciplines étaient donc représentées lors de ce voyage : l’espagnol, évidemment, mais aussi l’histoire, les sciences et vie de la terre ainsi que la physique chimie. En plus d’être un voyage pour les élèves, c’est aussi un bel exemple de travail collaboratif entre les enseignants du collège de Montrésor.
Est-ce que les élèves avaient des craintes ? Quels ont été leurs retours sur ce voyage ? Quelles sont les compétences psychosociales qu’ils ont pu développer ?
Valentin Juignet : Avant de partir, les élèves avaient surtout la crainte d’être dans une famille qu'ils ne connaissaient pas. Ils ont tout de même pu contacter les correspondants et leur famille avant de partir.
Ce voyage était aussi une première pour beaucoup d’élèves car ils sont partis à l’étranger, ont pris l’avion et ont été éloignés de leur famille pendant 9 jours.
Après le voyage, les élèves étaient unanimes : ce fut une très belle expérience. Les élèves ont fait part d’une très bonne entente avec les correspondants et les familles. Certaines familles espagnoles ont même invité les familles françaises pour un futur séjour en Espagne !
Les élèves ont également eu l’occasion de faire de nombreuses activités comme : la visite d’une coopérative d’huile d’olive à Alameda, la visite du parc naturel El Torcal avec un guide, une soirée dans un observatoire astronomique, un cours de danse de flamenco, la découverte d’un spectacle de flamenco et de la gastronomie espagnole.
Des visites supplémentaires ont également pu être réalisées grâce à la participation des parents au voyage : la ville de Cordoue et sa mezquita, une course d’orientation dans la ville de Séville et l’Alhambra à Grenade.
Grâce à ce voyage, les élèves ont pu développer de nombreuses compétences psychosociales comme : la découverte de l’autre avec le caractère immersif du voyage, la tolérance, le respect et la découverte de l’ensemble des religions de part le patrimoine historico-religieux très riche de l’Andalousie. Les élèves ont eu l’occasion de faire preuve d’une grande ouverture culturelle.
Afin que l’expérience soit complète, une quinzaine d’élèves espagnols devraient venir au printemps 2024 à Montrésor.
Quels projets aimeriez-vous mettre en place autour de l’apprentissage des langues ?
Valentin Juignet : Le projet ayant beaucoup plus aux élèves, il est évidemment prévu d’organiser à nouveau un tel voyage et de pérenniser l’action au collège de Montrés
Pour que chaque cohorte d’élèves puissent en profiter, il faut une pause d’un an pour retravailler sur un projet de voyage comme celui-ci.
Il serait intéressant de travailler sur un voyage dans un pays anglophone ou en Italie pour que les enseignants en anglais ou en latin puissent aussi développer des projets autour de l’apprentissage des langues.